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PUBLICATIONS

Titre 1

L'avenir de l'alimentation décrypté

Dossier pour le FutureLab du SIAL 2018

Decoding the Future of Food (English)

Article sur Les pratiques alimentaires en France : évolutions et tendances émergentes dans le  n° 173 des « Cahiers de l'IAU » sur les défis alimentaires

Végétarisme et flexitarisme, des tendances émergentes ? dans la revue Viandes et produits carnés

Sensibilité des consommateurs au bien-être animal et initiatives privées

 

La question du bien-être animal (BEA) est arrivée depuis quelques années sur l’agenda politique et médiatique. La règlementation européenne ne cesse de s’adapter pour mieux le prendre en compte : l’élevage des veaux a ainsi évolué avec la mise en place des cages collectives ; celui des poules pondeuses s’est transformé avec le développement des cages aménagées, l’attache et le logement individuel ont été bannis pour les truies, etc.

En France, l’année 2014 a été l’occasion d’un débat animé sur le statut de l’animal, désormais reconnu comme "être vivant doué de sensibilité" dans le Code civil (ce qu’il était déjà dans le Code rural). Les associations et ONG internationales ont poussé à ces évolutions du droit, et continuent de réclamer de nouvelles avancées ou de dénoncer des manquements. Elles sont de plus en plus relayées par les médias qui font la lumière sur des pratiques que les consommateurs ignoraient jusqu’ici. Ces derniers, ainsi sensibilisés, deviennent plus attentifs à la question du BEA et demandent des comptes aux producteurs comme aux industriels.​

Les acteurs privés ne se sont pas contentés de suivre les évolutions de la règlementation. De nombreux groupes ont adopté une stratégie pro-active, prenant des engagements concrets (comme l’arrêt de l’utilisation d’œufs de poules élevées en batterie), en adoptant des chartes de bonne conduite, voire en créant des labels en coopération avec des ONG.

 

Le BEA est en effet devenu un enjeu stratégique pour beaucoup de groupes agroalimentaires ou de la distribution. Car si cette question relève de la législation européenne et nationale, 57% des Européens estiment qu’elle implique aussi la responsabilité des entreprises (Eurobaromètre 2016).

 

Il s’agit également d’une opportunité de marché : une majorité relative d'Européens (47%, +9 points de pourcentage par rapport à 2006) estime qu'il n’y a actuellement  pas de choix suffisant de produits respectueux du bien-être animal dans les magasins et supermarchés.

Ce dossier (48 pages) fait le point sur l’état de la sensibilité des consommateurs au bien-être animal dans les pays développés :

 

  • Comment peut-on la mesurer et évaluer son évolution ?

  • Quel est le consentement à payer pour des produits plus exigeants ?

  • Quel est l'écart entre les déclarations et les actes réels de consommation ?

 

Il passe ensuite en revue les initiatives privées et les diverses stratégies mises en oeuvre par des groupes agro-alimentaires ou de la distribution, en posant la question d’un point de vue économique :

 

  • Quels sont les coûts et avantages d'un niveau de bien-être animal plus exigeant que la réglementation ?

  • Quels sont les bénéfices à en attendre ?

  • Quels sont les risques ?

 

Enfin, le dossier dresse les Perspectives à l’horizon 2030 :

 

  • Les exigences des consommateurs vont-elles se renforcer ?

  • Quels sont les progrès scientifiques et technologiques susceptibles d'être réalisés ?

  • Comment vont évoluer les labels de qualité ?

 

Ce dossier fait partie du dispositif Vigie Alimentation, l'accès est réservé à ses membres. Pour plus d'information sur l'adhésion : voir la plaquette de présentation.

 

 

« L’alimentation à découvert » aux éditions du CNRS, sous la direction de Catherine Esnouf, Jean Fioramonti et Bruno Laurioux : chapitre sur Les différences sociales

Les industries agroalimentaires en France, sous la direction de Jean-Louis RASTOIN et Jean-Marie BOUQUERY à la Documentation française : chapitre sur "L'empreinte de la société civile"

Au Centre d'études et de prospective

 

Disparités sociales et alimentation (document de travail, 25 pages)

 

Alors que l’on aurait pu penser que l’essor de la consommation de masse se traduirait par une relative uniformisation des habitudes alimentaires, on observe encore des différences notables entre les consommations des différentes catégories sociales : l’alimentation pèse plus lourd dans le budget des ménages les plus modestes et les produits les plus consommés ne sont pas les mêmes. Ainsi, les cadres (et les personnes appartenant au décile de revenu le plus élevé) mangent davantage de fruits et légumes et de poisson, tandis que les ouvriers consomment plus de pommes de terre ou de riz. Les achats de produits sous signes de qualité, tels les produits biologiques ou équitables, sont assez nettement corrélés au niveau de revenu. En revanche, la consommation de viande ou de produits transformés (surgelés, plats cuisinés, etc.), autrefois réservée aux couches favorisées, s’est largement diffusée. Au-delà  des produits consommés, on observe aussi que les individus aux revenus les plus élevés déjeunent ou dînent plus souvent en dehors de leur domicile, sont plus souvent adhérents d’une AMAP et sont plus nombreux à faire leurs courses sur Internet. À l’inverse, les moins aisés s’approvisionnent plus fréquemment en hard discount. Quant à l’obésité, elle touche deux fois plus les ouvriers que les cadres en 2012. Si ces différences sont le résultat logique des contraintes budgétaires pesant sur les plus modestes, elles résultent également de valeurs et de normes propres à chaque groupe social.

 

Les différences sociales en matière d’alimentation (4 pages)

 

Malgré l’essor de la consommation de masse, les différences sociales n’ont pas disparu en matière d’alimentation. Elles ont évolué, se sont déplacées et parfois inversées : ainsi, alors que la consommation de poisson reste plus fréquente dans les foyers plus aisés, celle de viande, jadis réservée aux catégories favorisées, est désormais plus importante dans le bas de l’échelle sociale. Les achats de produits porteurs de signes de qualité, comme les produits biologiques, équitables ou AOC, sont assez nettement corrélés au niveau de revenu, de même que le recours à la restauration hors foyer. Si l’on peut escompter à l’avenir une certaine diffusion des pratiques aujourd’hui minoritaires, selon la logique de dispersion sociale des goûts observée historiquement, d’autres facteurs pourront également limiter cette diffusion, au premier rang desquels les contraintes économiques.

 

Les gaspillages et les pertes de la « fourche à la fourchette » Production, distribution, consommation

avec Annie Soyeux et Barbara Redlingshöfer

 

Evolution de l’alimentation en France

 

Pour connaître l’évolution des comportements alimentaires des Français sur longue période, de nombreuses enquêtes, sondages et études sociologiques sont disponibles. Ce document de travail, qui tente de faire la synthèse des principales sources disponibles, dégage dans un premier temps les principales tendances lourdes à l’oeuvre : baisse de la part du budget consacré à l’alimentation, persistance des inégalités alimentaires, essor des produits transformés et de la restauration hors foyer, etc.

 La deuxième partie s’attache elle aux tendances émergentes et aux ruptures possibles, en observant tout d’abord l’essor des produits sous labels (produits locaux, biologiques, équitables, bien-être animal, etc.), puis en s’intéressant aux contradictions auxquelles les consommateurs sont confrontés : plaisir de cuisiner versus médicalisation de l’alimentation, différences selon les générations, risque de résistance possible contre les impératifs nutritionnels ou écologiques, etc.

 Au final, davantage qu’une typologie des mangeurs, émerge le portrait d’un consommateur à plusieurs facettes, moins prévisible et moins « cohérent » que par le passé, et dont les comportements représentent un nouveau défi pour les politiques nutritionnelles et alimentaires.

La demande alimentaire en 2050 : chiffres, incertitudes et marges de manoeuvre

avec Marie-Aude Even

 

 La production agricole mondiale doit augmenter de 70 %, et doubler dans les pays en développement, d’ici 2050, pour répondre à la demande de 9 milliards d’habitants ». Cette affirmation, basée sur des travaux de la FAO, est très souvent reprise dans les débats sur la sécurité alimentaire, le plus souvent sans préciser qu’il ne s’agit que d’une conjecture reposant sur diverses hypothèses. Or, d’autres travaux de prospective existent et la comparaison de quatre d’entre eux montre une fourchette très large d’estimations de la demande alimentaire future, notamment en produits animaux. Ces divergences proviennent d’hypothèses contrastées sur les variables majeures que sont la démographie, la croissance économique et les régimes alimentaires. Pour chacune de ces variables, des incertitudes majeures existent, des ruptures sont possibles et des leviers d’action sont mobilisables. L’inflexion de la demande alimentaire répond également à des enjeux plus immédiats de santé publique, d’environnement ou de développement. Alors que l’on se pose souvent la question de savoir comment augmenter la production pour répondre à la demande alimentaire future, il est également crucial de voir comment agir sur elle.

 

L’essor de la Chine dans le commerce international agricole et ses impacts sur le système agroalimentaire français

 avec Jo Cadilhon et Catherine Rivoal

 

En pleine crise économique mondiale, la zone Asie est l’une des seules à continuer à croître. La demande chinoise, en particulier, a beaucoup participé à tirer l’économie mondiale. De nombreux observateurs parlent d’un basculement de l’économie mondiale vers l’Asie, et notamment vers la Chine. Dans le secteur agroalimentaire, ce pays se pose d’ores et déjà en acteur de taille des échanges internationaux agricoles. Cette tendance va probablement se renforcer, au fur et à mesure que la demande alimentaire en Chine va augmenter et se diversifier. Et ce d’autant plus que, malgré une politique agricole forte, la production agricole chinoise risque de ne pas pouvoir croître en conséquence, pour de nombreuses raisons, notamment environnementales. La Chine pèsera donc de plus en plus sur les marchés mondiaux, modifiant les équilibres d’ensemble comme c’est déjà le cas pour certains produits comme le soja. La France peut tirer profit de l’essor de cette demande, comme le montre l’explosion de ses exportations de vins et de spiritueux. Mais elle présente également des faiblesses par rapport au marché chinois présent et futur.

La mesure de l’insécurité alimentaire en France

 

Le Baromètre santé nutrition 2008, publié en février 2010 par l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES), permet pour la première fois d’estimer la part des Français qui se trouvent en situation d’insécurité alimentaire, qu’il s’agisse d’insécurité quantitative ou qualitative. De tels indicateurs existent depuis longtemps dans d’autres pays, comme les États- Unis, ce qui permet de mieux comprendre le phénomène, de dégager des tendances d’évolution et d’adapter les actions publiques pour y remédier.

La consommation alimentaire à l’épreuve de la crise

 

La consommation alimentaire des Français n’est pas épargnée par la crise économique actuelle : son volume en est affecté et encore plus sa structure. Certains produits sont sacrifiés, d’autres privilégiés et plus généralement les comportements d’achat se transforment. Par exemple, la fréquentation des magasins de hard discount et de enseignes spécialisées dans le destockage progresse.Ces tendances sont-elles conjoncturelles et s’inverseront-elles avec la fin de la crise, ou bien dessinent-elles un nouveau profil de la consommation alimentaire ? Que signifierait leur prolongation à l’horizon 2020 ? Le risque d’accroissement des inégalités alimentaires n’est pas à exclure, avec des conséquences sanitaires importantes (augmentation de l’obésité notamment). Quel que soit le scénario, des politiques seront et sont déjà nécessaires pour lutter contre les effets néfastes que les contraintes économiques font peser sur l’alimentation des plus défavorisés. Plusieurs leviers d’action existent, ils précisent ce qui pourrait être demain une véritable politique de l’alimentation.

 

Dans Futuribles 

 

L’évolution de l’alimentation en France. Panorama des tendances lourdes

 

La France est réputée de longue date pour sa gastronomie, qui attire chaque année de nombreux touristes étrangers sur le territoire et dans les restaurants français. Mais en ces temps où les rythmes s’accélèrent, où les ménages sont de plus en plus bi-actifs et où les sources de loisirs concrets ou virtuels sont légion, les Français restent-ils attachés à cette gastronomie et continuent-ils de faire preuve de comportements alimentaires spécifiques ?

Céline Laisney s’est penchée sur la question et propose, au travers de deux articles (celui-ci et un second à paraître le mois prochain), de faire le point sur les comportements alimentaires des Français. Ce premier article s’attache aux évolutions de ces comportements au cours des dernières décennies ; il permet de cerner la façon dont les Français mangent aujourd’hui et les grandes tendances susceptibles d’influencer leurs comportements alimentaires dans les années à venir. Après avoir montré la baisse (relative) du budget consacré à l’alimentation en France et les changements qualitatifs de la consommation alimentaire, elle rappelle combien subsistent encore des inégalités en la matière (malnutrition, insécurité alimentaire…). Elle souligne aussi la montée en puissance des produits préparés et des repas pris hors domicile, la diversification des lieux d’achats alimentaires, qui témoignent d’une certaine forme de rattrapage des comportements observés dans les pays notamment anglo-saxons. Mais elle montre aussi que le modèle alimentaire français (qui confère une place centrale à la « bonne chère » et à la convivialité qui l’accompagne) résiste et conserve tout son sens.

 

L'évolution de l'alimentation en France. Tendances émergentes et ruptures possibles

 

En février dernier, Céline Laisney a engagé, dans les colonnes de Futuribles, une analyse de l’alimentation en France et de ses perspectives d’évolution, en présentant les tendances lourdes des comportements alimentaires des Français. Dans ce second article, destiné à compléter cette analyse, elle s’intéresse aux tendances émergentes et aux ruptures possibles en la matière, susceptibles de modifier le modèle alimentaire français dans les années à venir.

Parmi ces tendances, l’auteur souligne en premier lieu l’essor des labels : le bio (en cours de démocratisation), le retour aux produits locaux, le halal, le respect du bien-être animal ou encore l’étiquetage carbone. Elle montre aussi que cette vogue des labels peut déboucher sur une trop grande profusion d’informations et une crise de confiance des consommateurs à leur égard. Elle analyse ensuite le rôle encore essentiel de la dimension « plaisir » dans l’alimentation en France, qui peut se heurter aux arguments « santé », et l’essor d’une certaine médicalisation de l’alimentation. Puis elle montre le rôle de l’âge et les facteurs générationnels susceptibles de renforcer une tendance émergente : celle de la déstructuration alimentaire qui se profile chez les jeunes Français. Parmi les ruptures possibles, Céline Laisney retient ici une possible réaction anti « bonne conduite alimentaire » (rejet du tout-bio et du tout-bon pour la santé) et un renforcement du végétarisme ou, à tout le moins, de la moindre consommation de viande. Ceci étant, ces changements émergents ne sont pas forcément exclusifs les uns des autres, et ne signeront sans doute pas la fin du modèle français ; ils sont plutôt le signe d’une multi-appartenance identitaire qui touche aussi les comportements alimentaires et devrait se traduire, à terme, par un certain éclatement des modes de consommation.

 

Autres

 

Déméter, Cahiers n°13 "Agriculture et alimentation. Des champs géopolitiques de confrontation au XXIe siècle"

Chapitre "Les gaspillages et les pertes de « la fourche à la fourchette » : production, distribution, consommation"

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